“Je ne suis pas à la hauteur.”
“Je vais finir par être démasqué.”
“Je ne mérite pas cette réussite.”
Ces pensées sont bien plus répandues qu’on ne l’imagine. Selon l’Observatoire de la confiance (2022), près de sept professionnels sur dix déclarent avoir déjà ressenti ce que l’on appelle le syndrome de l’imposteur.
Loin de traduire un manque réel de compétences, ce phénomène psychologique repose avant tout sur un biais de perception : douter de ses capacités malgré les preuves de réussite, attribuer ses succès à la chance ou au contexte, craindre d’être découvert comme un “imposteur”.
Un mécanisme aux origines multiples
Plusieurs facteurs peuvent favoriser ce sentiment. L’éducation, lorsqu’elle met l’accent de manière excessive sur la réussite ou nourrit une peur de l’échec, en est un terreau fertile. Les environnements compétitifs, les prises de poste à responsabilité, ou encore le manque de modèles auxquels s’identifier renforcent également cette impression d’illégitimité.
Un exercice pour reprendre confiance
En coaching, un outil simple et efficace consiste à établir une “liste des preuves”. Il s’agit de noter une dizaine de réussites, récentes ou passées, puis d’identifier pour chacune les compétences et comportements qui ont permis d’y parvenir. Relire régulièrement cette liste (avant une prise de parole ou dans un moment de doute) contribue à ancrer la conscience de sa légitimité.
Un témoignage concret
Sophie, consultante en stratégie, raconte :
“Quand j’ai pris un poste de manager, j’avais l’impression d’être un imposteur. Je me disais que j’étais trop jeune, pas assez expérimentée, que j’avais eu de la chance. Mon coach m’a aidée à mettre des mots sur ces peurs et à lister objectivement mes compétences. Aujourd’hui, j’ai encore des doutes, mais ils ne m’empêchent plus d’agir.”
Cinq pistes pour apprivoiser le syndrome de l’imposteur
Plutôt que de chercher à le faire disparaître, il s’agit d’apprendre à le dompter. En parler avec un coach, un mentor ou un pair permet déjà d’en réduire l’intensité. Accepter d’être en progression, plutôt que de tout maîtriser immédiatement, aide à se libérer d’une exigence irréaliste. Remplacer la quête de perfection par celle de l’apprentissage change la relation à l’erreur, qui devient un signal et non un échec. Observer son discours intérieur est également essentiel : face à l’idée “je ne suis pas légitime”, il convient de se demander “quels faits prouvent le contraire ?”. Enfin, ancrer ses réussites dans un journal de retours positifs permet de nourrir une base solide de confiance.
Le syndrome de l’imposteur est fréquent et normal dans une carrière. L’enjeu n’est pas de l’éliminer, mais de l’apprivoiser afin qu’il ne pilote pas les choix professionnels. Cultiver un regard plus objectif sur ses compétences et accepter d’apprendre tout au long de sa trajectoire sont des clés pour renforcer sa confiance et agir avec assurance.
Chez Bonne Idée, des accompagnements personnalisés sont proposés pour aider les professionnels à reconnaître leur valeur, dépasser leurs freins et avancer avec sérénité. Un premier échange gratuit et sans engagement permet d’en découvrir les modalités.
